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Plasticité cérébrale sur France Culture

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-lundi-10-fevrier-2020

Plasticité cérébrale : le cerveau, c’est fantastique

10/02/2020

Qu’appelle-t-on ‘plasticité cérébrale’ ? En quoi consiste-t-elle ? Quelles sont les impacts de la plasticité neuronale en médecine ?

La neuroplasticité - ou plasticité neuronale - peut se définir comme l’ensemble des manifestations traduisant la capacité des neurones à se modifier et se remodeler tout au long de la vie.

Pendant très longtemps, il a été établi que le cerveau, une fois atteint l’âge adulte, ne faisait que se dégrader : nous perdions chaque jour des milliers de neurones, sans qu’aucun nouveau de réapparaisse. Cette idée a été, au cours du XXème siècle, lentement mais sûrement battue en brèche. Il est aujourd’hui établi que non seulement, certaines zones de notre cerveau peuvent produire, tout au long de notre vie, de nouveaux neurones mais plus avant, que le cerveau, lorsqu’il est lésé notamment, est capable de se réorganiser dans une certaine mesure pour compenser ces lésions. Bref, que cet organe que l’on pensait immuable est en fait doué d’une surprenante plasticité. 

Plasticité cérébrale : le cerveau, c’est fantastique : c’est le programme adaptatif qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Et pour évoquer ces capacités adaptatives du cerveau, tout au long de la vie, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Pauline Spéder, responsable du groupe plasticité cérébrale en réponse à l’environnement de l’Institut Pasteur et Pierre-Marie Lledo, directeur de recherche CNRS, chef d’unité « Perception et mémoire » à l’Institut Pasteur, et directeur du laboratoire « Gènes, Synapses et Cognition ».

Le reportage du jour

L’étude de certaines pathologies cérébrales permettent d’y voir plus clair dans les mécanismes de neuroplasticité. C’est le cas de l’amyotrophie spinale, qui est une maladie génétique rare qui se traduit par une dégénérescence progressive des motoneurones. Ce sont des neurones qui assurent la transmission des influx nerveux aux muscles, via la moelle épinière. Dans une étude menée entre l’ICM et le département de neurologie de la Pitié-Salpêtrière (publiée en novembre 2018 dans la revue Neuroimage Clinical), le Dr Jean-François Pradat et son équipe ont mis en évidence un phénomène de compensation chez des patients atteints, avec une augmentation de la densité de neurones dans des régions liées à la motricité, et même dans des régions liée aux raisonnements, aux jugements, et à la créativité. Par Céline Loozen :ÉcouterÉcouter LA_METHODE_SCIENTIFIQUE – Reportage – Neuroplasticité dans l’amyotrophie spinale6 MINLA_METHODE_SCIENTIFIQUE – Reportage – Neuroplasticité dans l’amyotrophie spinale

Les repères

Liens

[Thread] Retrouvez aussi les sources de cette émission sur le fil Twitter de La Méthode scientifique.

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